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Manifeste de société :

Notre regard sur la société, nos idées : Pour nous rejoindre et partager notre action, les membres de l'association, nos soutiens et tous ceux que nous appelons à nous aider ont besoin de connaître nos idées sur les grands sujets qui nous préoccuppent tous. Pour s'engager ensemble dans l'action, il faut partager des idées communes.

A cette fin et sans autres prétentions, nous avons réalisé un travail collectif qui exprime nos idées sur la société, tels que nos sentiments en traduisent l'expression.
Nous avons appelés cet exercice commun : "Manifeste de société".
Ce travail n'est pas figé, il est en constante évolution par l'apport de nos membres, qui vont enrichir les thèmes. Dans cet exercice, nous essayons de ne pas réagir sous l'influence des émotions produites par l'actualité, mais bien de privilégier une réflexion de fond.

Fiscalité - Défense - Environnement - Santé - Identité - Religion - Chômage - Immigration - Education - Droit de vote - Agriculture - Travail ...plus à venir...





Trop c’est trop.
S’il est un sujet qui rassemble tous les français, c’est celui de la fiscalité. Tous, nous sommes d’accord sur au moins trois qualifications : fiscalité excessive, manque de transparence, gaspillage.

La fiscalité est excessive, étrangle, rend les fins de mois difficiles et limite l’initiative d’entreprise. Nous payons trop, parce que l’Etat dépense trop, ou mal. Manque de transparence, car nous ne savons pas vraiment à quoi sert notre argent. Qui peut citer les dix premières dépenses de l’Etat ? Du gaspillage, par contre, chacun peut en citer des exemples.

Loin d’être un client de l’Etat, respecté et fidélisé, le contribuable a le sentiment d’être le serf de son lointain vassal. Qui a tenté de faire valoir son droit fiscal devant l’administration connaît ce sentiment.
C’est assez ! Autoritarisme, incompétence, gabegie et arrogance sont d’un autre siècle.

Nous voulons des services publics, à la ville et à la campagne, de la sécurité, de la place aux urgences et de la réussite à l’école ! Pour le prix payé ce n’est pas trop demander.

Et quoi encore, diront ceux qui rient de nous du haut de leur tour de privilèges ? Et bien nous voulons tout ça et pour moins cher !

Gonflés de leur suffisance, ils nous méprisent. Montrons leurs qu’on peut faire autrement avec l’argent du manant ! Si la question d’être tous d’accord est réglée, que faisons-nous ? Action ?



La Grande Muette…
C’est quoi ? C’est qui ? Pourquoi ?

Se sentir en sécurité c’est se sentir protégé, c’est dormir sur ses deux oreilles, c’est être libre de ses mouvements, et pour cela de nombreux hommes et femmes se sont engagés sous les drapeaux pour que nous restions libres et souverains.

Malgré le suréquipement des grandes nations, l’armée essaie d’éviter le chaos. Elle n’a pas de baguette magique pour arrêter la folie des hommes.

Si elle est honorée, l’armée n’a pas les moyens d’assumer les ambitions des dirigeants, la restriction des budgets, le report d’achat de matériels, peuvent avoir de lourdes conséquences. L’armée est un grand vecteur économique et d’embauche mais les personnels compétents la quittent dépités.
Aujourd’hui, le maintien de la sécurité nationale est lourd à porter pour les militaires. Ils doivent assurer de plus en plus de missions avec de moins en moins de personnels.

L’habit ne fait pas le moine, derrière ces tenues de combat et ces fusils d’assaut se cachent des maris, des pères, des mères qui espèrent que leurs actions apporteront le meilleur aux leurs et à tous.

Notre pays est fort, nous sommes une grande puissance. La France est respectée, écoutée et cela parce que des hommes d’action ont la faculté de gérer l’imprévu et de maîtriser le hasard.



Les chèvres du Larzac.
L’environnement est un sujet si grave que nous avons dû caricaturer ses plus ardents défenseurs pour les empêcher de nous faire réfléchir. Laissez nous polluer en paix !

Comme la grenouille dont l’eau du bain monte doucement en température, nous attendons tranquillement le jour de l’ébullition.

De tous les côtés, les exemples de l’imminence de la catastrophe nous assaillent. Déplacée sur le terrain politique, l’écologie est devenue l’étendard de quelques uns. Se réclamant aussi d’autres idées du champ économique ou sociétal, ils forment un amalgame d’opportunisme où leur combat initial n’est plus lisible.

Le combat pour l’environnement n’appartient pas plus aux écologistes qu’aux autres. Cette lutte doit être celle de tout le monde. Ce n’est pas leur domaine réservé et ils n’en sont pas les gardiens du temple.
Ils seront d’ailleurs avec nous quand nous appelons tout un chacun à se réveiller et à prendre la mesure du défi énorme qui nous fait face.

Immédiatement, il est plus qu’urgent de repenser nos modes de vie et de consommation. Soyons clairs, avant de parler de lampe à pétrole et de traction animale, des actions quotidiennes, simples et faciles sont possibles, elles seront le prélude à une vraie attitude écologiste, responsable et salutaire pour le futur.

Sur ce sujet plus que tout autre, l’action commune est la clé du succès.



Sommes-nous tous malades ?
Au début, nous étions un peu malades, alors pour nous entraider, nous avons tous cotisés. Ensuite, il a fallu cotiser plus, et plus, et encore plus... Sommes-nous tous malades ?

Nos exigences de financement exponentielles de la santé reflètent les améliorations énormes de la qualité des soins et le recul de la mort. Cela s’appelle la solidarité.

Au-delà du constat de ces progrès, des questions se posent. Comment continuer, alors que nous savons les comptes tellement déséquilibrés ? Le financement de la santé doit-il déclasser la compétitivité des entreprises et par ricochet jeter au chômage nombre de travailleurs à la rue ? La privatisation du système est elle la seule réponse ?
Pour reprendre l’idée de solidarité de nos Pères, il faut maintenant imaginer de mettre à plat tout le système d’assurance maladie. Aplanir les inégalités entre les cotisants, trouver une gestion moins coûteuse dans son fonctionnement, mieux rémunérer les acteurs des soins et se libérer de la pression des groupes industriels de la santé. Les règles de l’arrêt maladie, (oui) doivent, elles aussi, être examinées. La France n’est plus le premier modèle social, sachons nous inspirer d’autres exemples dans des pays où il y a aussi des gens en bonne santé.

Ce n’est pas simple et beaucoup de dents vont grincer, mais il faut ouvrir l’abcès. Aïe, ça fait mal Docteur !



Bleu Blanc Rouge
Les couleurs nationales n’appartiennent pas au champ politique, elles lui sont prêtées. Lourdes d’histoire, nos couleurs bleu, blanc, rouge, sont l’étendard d’une France que nous aimons.

Ancrées dans le passé, elles en sont le symbole. Aujourd’hui, des mouvements politiques veulent faire de ces couleurs leur signe de ralliement. Ils s’en réclament et c’est d’accord, bravo.

Mais cet honneur n’est en aucun cas une exclusivité, nous tous, français, devons reprendre notre droit légitime à porter haut les couleurs de la France.

Point de nationalisme, simplement une manière de déclarer qui nous sommes, d’où nous venons et vers quel futur nous tournons nos regards.
Symbole d’unité, signe de ralliement, reprenons possession de notre drapeau, honorons notre pays et nos ancêtres. Le moment est au rassemblement ; sachons être unis, une fois de plus, sous nos couleurs.

Demain, notre futur sera bleu blanc rouge, les couleurs de tous les français. Le sectarisme en politique a vécu. Pour construire l’avenir du pays, on aura besoin de toutes les bonnes initiatives.

La France de demain sera bâtie de ces multiples pierres. Nos couleurs en sont le meilleur ciment. Elles appartiennent à tous et à chacun d’entre nous. Elles nous réunissent sans différence de genre, de couleur, de discrimination, de religion ou de richesse. Sous ces couleurs, nous sommes un peuple uni qui peut vaincre tous les défis et regarder vers le futur.



Divin
Lors des dîners en ville, s’il est une question qui fige l’assemblée, c’est bien, « croyez-vous en Dieu ? » Si ce n’est encore fait, essayez-la, succès garanti !

Nous sommes passés d’une société, il y a quelques cinquante ans, vivant au rythme du calendrier catholique, à une autre, aux antipodes, où il devient suspect d’afficher une croyance. Répondant aux exigences du temps, personne, ou presque, n’ose en afficher aucune.

Et alors, direz-vous ! Ne s’agit-il pas du jardin privé ? Oui, lorsqu’il s’agit du choix de la religion, n’est elle pas un outil pour atteindre le divin, et chacun libre d’utiliser celui qu’il affectionne ? Non, concernant les règles de vie en société, qui doivent permettre, si ce n’est aider, chaque communauté à se rejoindre et à s’unir dans la prière si elle en exprime le profond besoin. Offrons à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire comme il le veut.
Notre environnement est en pleine mutation, les repères s’estompent, le sens de la vie demande à se définir. Depuis que l’Homme n’est plus animal, c’est l’idée du divin qui l’a transcendé. Faisons vivre cet espace spirituel. Tous, un jour, nous pouvons en éprouver la profonde nécessité.

Essayer de baîllonner les esprits nous conduira à coup sûr vers des extrémismes que nous ne voulons pas. Créez du vide et vous aurez un appel d’air ! Croire ou ne pas croire n’est pas la question, la libre expression l’est.



Jour chômé…
Un jour chômé : jour où le salarié ne travaille pas mais où il est payé.

Pour beaucoup, ce n’est plus synonyme de réjouissance et de repos, le jour chômé c’est tous les jours.

Comment croire que depuis plus de trente années, aucune idée ne puisse changer la donne ? La solution miracle, le grigri qui tue le chômage, personne ne l’a. Par contre, dans le monde de l’entreprise, et souvent de la très petite, beaucoup de bon sens, tant d’expériences vécues, de trésors de débrouillardise réussissent à ‘’sauver la boîte’’ et garder des emplois.

Tous les jours, des entreprises ferment, mais tous les jours, aussi, un entrepreneur devient un héros ignoré. Le temps des grandes usines qui employaient le père, puis le fils et bâtissaient l’école et l’hôpital est fini.
Réveillons nous, nous sommes au 21e siècle, l’information fait le tour du monde en 7 secondes, les capitaux aussi et les marchandises presque aussi vite. Tout bouge, nous devons aussi accélérer notre adaptation.

Le fameux génie français a toujours été le champion des inventions. Aujourd’hui, n’attendons plus un plan imparable, une aide gouvernementale, une nouvelle promesse impossible. Essayons d’inventer l’emploi de demain en créant celui d’aujourd’hui. Ce n’est pas simple, mais avons-nous vraiment d’autres choix ?

Autour de nous, chaque entrepreneur détient une partie du secret pour réussir ce changement. Ils sont souvent baîllonnés par la précarité économique et sociale, si pour une fois, nous écoutions ce qu’elles et ils ont à nous dire…



Quoi faire ?
Qu’il est difficile de parler d’immigration. Le cœur et la raison s’affrontent en un combat sans fin.
Le cœur, qui se souvient de nos ainés jetés sur les routes, qui comprend les affres de la faim et la peur du toit précaire. La raison, qui voudrait être pragmatique et ne pas risquer le patrimoine économique et culturel d’une nation qui l’a gagné de haute lutte.

Alors, quoi faire ? Ceux qui veulent couler les embarcations en Méditerranée sont au mieux des hâbleurs et au pire des psychopathes à enfermer. Les autres, qui veulent ouvrir nos frontières de tous bords, semblent ne pas réflechir aux conséquences que cela implique.

La question est très sérieuse, nous parlons d’êtres humains, de familles. Ce n’est pas un mouvement isolé, ni dans l’espace, ni dans le temps.
Qui ne se sent désarmé pour répondre à tel drame humain ? Pour s’aider, revenons aux fondamentaux. Rappelons les limites des droits et des devoirs.
Sauver des vies est un devoir sacré, défendre son logis et sa famille est le premier des droits. Evident direz vous ? Oui, encore faut-il l’écrire.

La responsabilité des réponses à donner revient à l’Etat et à tous ceux de l’espace concerné. La nôtre, notre responsabilité de citoyen est d’aider nos dirigeants à exprimer haut et fort une ligne de conduite claire, acceptée par tous et appliquée sans contestation.
Notre dignité dépend de l’énergie que nous déploierons à sauvegarder celle des migrants.



Education ou régression nationale ?
L'éducation nationale française a été pendant quarante ans un des piliers qui ont permis à notre nation de bâtir son futur. Aujourd'hui, le constat est amer. La jeunesse française est en déclin scolaire face au reste du monde.

Le fossé se creuse et l'école n'est plus un lieu d'équité pour la réussite. Les réformes successives n'ont pas répondu aux problématiques.
L'institution met à l'écart les enfants les plus faibles sans favoriser pour autant la réussite des plus forts. L’impasse devient totale quand on observe que ceux qui enseignent, se sentent eux aussi abandonnés par la société.

Combien de bâcheliers savent réellement écrire et compter ? Nous sommes au XXIème siècle et l'illetrisme progresse. Il faut réagir !
Le rôle de l'institution scolaire doit être de former une jeunesse plus forte, consciente des enjeux de l'avenir, des conséquences de ses choix et véritable promesse pour la prospérité de notre société.

A l'heure du tout numérique, l'école doit reprendre une place centrale, où l'enfant peut progresser à son rythme, en trébuchant puis en se relevant et en étant accompagné pleinement par l'ensemble des acteurs de l'institution.

Pour l'évolution de notre société, l'école doit mettre en valeur les qualités humaines, manuelles ou intellectuelles de chacun afin de favoriser la complémentarité entre les citoyens.



Sens de l’engagement.
Quel surprise, un beau matin de se retrouver embarqué dans un mouvement citoyen. Cela ne me ressemble pas et pourtant j’y suis ! Que c’est il passé ?

L’individualisme est confortable mais a ses limites. L’épanouissement personnel, le confort matériel, le ventre plein, nous endorment. Nous réalisons la fragilité de la situation quand notre environnement est destabilisé.
Notre avenir n’est fait que de vaines promesses, nous sommes dépossédés de l’action. Notre quotidien est celui de figurants de notre vie.

A un moment, donc, le déclic se produit, le sens de l’engagement est un engagement personnel pour le bien commun.

Pour agir, la démocratie vous offre de faire des choix.
Ce 15 février 2017, nous disons à tous : ‘’Allez voter’’.

Votez bleu, jaune, vert, rouge, blanc, mais votez. Ne vous abstenez pas, exprimez-vous, agissez. En votant vous affirmez aux élus que vous existez. Vous devenez actif, vous n’êtes plus figurant.

Notre pays est à la veille de choix importants, deux élections majeures arrivent. Les jeux ne sont pas faits, des options nouvelles sont possibles, les vieux partis sont dépassés et ont faillis, il faut considérer toutes les options et agir.



Securité alimentaire.
Quels drôles de mots pour parler d’agriculture, mais n’est ce point au fond le propos ?

Les discussions sur l’agriculture sont tournées aujourd’hui vers la qualité, les paysages, la tradition. Il faut en parler, de même que de la rémunération des agriculteurs. Avant ces débats, n’oublions pas deux aspects essentiels.

Au lendemain de la deuxième guerre, la France avait faim. Pour nourrir les français il a fallu s’organiser en un modèle produisant de la quantité.
Un autre aspect de l’agriculture, souvent oublié, est la création de valeurs. Ce sont les successions foncières, de générations en générations, qui sont à l’origine du patrimoine français. La ‘’part’’ des frères et sœurs, payée par la sueur de nos paysans a permis de bâtir nombres d’immeubles en ville.

Ces rappels posés, nous pouvons parler plus sereinement d’agriculture !
La population agricole a dramatiquement diminué, nos campagnes se vident, l’écart entre les prix payés aux producteurs et ceux pratiqués aux consommateurs est indécent, la qualité baisse et la concurrence est mondiale.

L’âme de la France puise ses racines dans la terre, rappelez vous le bel adage ‘’pâturage et labourage…’’.
Nous devons tout faire pour sauver notre agriculture, elle est en perdition. Soyons des consommateurs engagés et responsables, privilégions les circuits commerciaux courts, valorisant des produits de qualité en faveur de producteurs ainsi mieux payés.
Agriculteurs, une fois encore, innovez, redevenez des commerçants ! Tous, agissons, il y a urgence.



Société des loisirs.
Qui travaille 35 heures et à cinq semaines de congés ? La législation sur le travail ne s’applique pas à tous. Nous pensions, depuis 1789, avoir aboli les privilèges et pouvoir inscrire le beau mot d’Egalité sur le fronton de nos Mairies-Ecoles.
Mensonge, tromperie ?

De plein fouet, les exigences de l’économie frappent ceux qui ont un rapport direct avec la valeur qu’ils créent. Quand la concurrence s’aiguise, les charges montent, les taxes augmentent, c’est la compétition qui est féroce. La survie, le pain quotidien, sont en jeu. Seul moyen, faire plus ou mieux et souvent les deux.
Demain, des gagnants, qui devront se battre encore plus, et des perdants, laissés au bord du chemin. C’est un combat sans fin, épuisant.

Epuisés, le sont moins, ceux qui ressentent dans sa plénitude l’Egalité chère à la République. Il est comment le calendrier cette année ? Les ponts se combinent ils bien avec mes RTT ?

N’utilisons pas ce constat pour diviser une société qui l’est assez. Ceux qui le peuvent prennent les opportunités offertes, c’est humain.

Cette réalité doit pourtant nous alerter. Raison de vivre pour les uns, vieux souvenirs pour les autres, les loisirs sont une injustice de plus dans notre société. La répartition des avantages doit être plus égale. D’une certaine manière, c’est le financement des avantages des uns qui épuise les autres. Vous avez dit Egalité ?










































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